Reiki, Les Principes Ethiques

Pour mes élèves Français

Selon le témoignage de Hawayo Takata qui l’indiqua dans ses carnets intimes, Mikao Usui élabora ce que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de « Principes du Reiki » après avoir vécu quelques temps dans le quartier des mendiants de Tokyo.
Cette expérience douloureuse lui avait fait prendre conscience d’un certain nombre d’aspects de la nature humaine et lui avait, dans le même temps, permis d’élaborer un certain nombre de points importants qui constitueront, par la suite, sa philosophie de vie et d’action.

Tout d’abord, le fait d’avoir constaté que presque toutes les personnes dont il s’était occupé et qu’il avait soigné ne s’étaient pas préoccupées ensuite de conserver la santé ou le travail qu’il leur avait donné, l’avait amené à comprendre que son intervention avait peut-être été inutile parce que, en dernière analyse ce travail n’avait pas été voulu par les personnes concernées elles-même. D’ou le premier grand principe : Pour que la pratique du Reiki soit vraiment efficace et n’amène pas uniquement des améliorations ou des guérisons passagères et destinées à être remplacées par d ‘autres maladies, un traitement de Reiki doit être explicitement demandé par celui qui le reçoit. En outre, le traitement ne doit pas être un flux à sens unique mais un échange d’énergie entre le patient et le pratiquant.

Une autre leçon qu’Usui tira de son expérience dans le quartier des mendiants fût qu’il ne fallait pas s’attacher aux résultats de la guérison et à la thérapie elle-même. Il faut en effet reconnaître que certains individus peuvent ne pas avoir besoin de votre travail. Le leur imposer serait un acte présomptueux. Cette prise de conscience fut, pour Usui, un pas important et lui permis de comprendre que ces personnes devaient peut-être, dans leur parcours spirituel et humain, faire l’expérience de la maladie.

D’où la constatation que le Reiki ne pouvait intervenir que sur les pathologies qui étaient peut-être la conséquence du Karma de ceux qui en étaient frappés et qui pouvaient donc avoir besoin de ce type d’expérience pour pouvoir progresser vers la prise de conscience.

A partir de ce moment là, Usui commença sa véritable œuvre et il envisagea la thérapie d’une manière différente.
Il considéra qu’il fallait s’y consacrer avec une très grande attention et avec un dévouement pour ses propres idéaux, mais il comprit surtout qu’il fallait prendre au maximum conscience de ce que l’on faisait.

Dans cette optique il est facile de comprendre que la guérison et l’enseignement ne sont pas des fins en soi, même s’ils sont importants. Ce qui importe surtout et ce qui constitue la plus grande responsabilité de ceux qui pratiquent le Reiki, c’est de faire de cette pratique et de cet enseignement un acte « sacré ».

J’irai même plus loin, il faudrait transformer cette pratique en une véritable forme de Karma-Yoga dont les éléments fondamentaux sont justement les principes du Reiki.Il existe des versions différentes de ces principes du Reiki mais le fond est identique.
Personnellement je me sens plus proche de cette version, car elle est rédigée à la première personne et met donc l’accent sur la nécessité d’appliquer d’une manière responsable et spontanée ces principes, au jour le jour.


•Aujourd’hui seulement, je serai reconnaissant pour les nombreuses bénédictions reçues.
• Aujourd’hui seulement, je ne me ferai pas de soucis.
• Aujourd’hui seulement, je ne me mettrai pas en colère.
• Aujourd’hui seulement, je travaillerai honnêtement.
• Aujourd’hui seulement, je ferai preuve d’amour et de respect pour tous les êtres vivants

Examinons à présent un à un ces principes et voyons comment leur acceptation et leur application amène le pratiquant de Reiki à prendre conscience de son travail et à y prêter une attention qui est la caractéristique du Karma-Yoga.

Aujourd’hui seulement,
je serai reconnaissant pour les nombreuses bénédictions reçues

Vivre dans un état de reconnaissance pour ce qui se passe, et ce que nous expérimentons dans la vie quotidienne, signifie prendre conscience de l’abondance infinie de l’univers.
Dans l’univers il se trouve tout ce que nous avons besoin pour vivre et être heureux. Si nous traversons des périodes de pauvreté ou de privation, celles-ci sont dues à des situations de déséquilibre qui éloignent de nous les ressources dont nous disposerions si l’équilibre était rétabli. Ce phénomène s’est manifesté plusieurs fois sur notre planète, dans des proportions telles qu’elles ont eu des conséquences tragiques pour la vie de milliers d’individus. Par exemple les terribles famines et la pauvreté, qui au cours des décennies passées ont frappé le Bangladesh se sont manifestées au moment où, paradoxalement, dans certaines parties du sous-continent indien il y avait un excédent de produit alimentaire. Seule l’insuffisance des systèmes de communication et de transport ( et l’avidité des êtres humains) a amené ces situations dramatiques que nous connaissons bien. Il y avait un déséquilibre dans la répartition territoriale de la nourriture : cela a provoqué la souffrance et la mort de milliers de personnes.

Le message contenu dans cette phrase est le suivant :

Il faut rester reconnaissant à la vie, pour les possibilités d’expériences, d’apprentissage et de développement qui nous sont offertes en permanence. Ne les gaspillons pas. Essayons d’être reconnaissant à l’égard de l’univers, de notre planète, de la nature et de notre prochain.
L’évangile selon Saint Philippe, l’un des textes retrouvés dans les rouleaux de Nag Hamadi, mentionne une phrase de Jésus selon laquelle : « Vous deviendrez ce que vous serez capable de voir » ; en d’autres termes, nous devons essayer de concentrer notre attention sur ce que nous avons et non sur ce dont nous sommes privés.
Nous devons vivre avec joie notre situation, nous devons accepter les bénédictions que nous recevons et essayer de comprendre que les adversités constituent aussi des bénédictions cachées.
Eliminons tout sentiment de culpabilité et d’indignité à l’égard de ce que, généreusement, l’univers nous offre :

C’est le premier pas vers la liberté.

Aujourd’hui seulement,
je ne me ferai pas de soucis

Capituler face aux soucis, cela signifie focaliser son attention sur l’adversité, et ne pas voir qu’il s’agit, en réalité, d’occasion de développement.

Se faire du souci, cela signifie accepter ces adversités comme inévitables et se résigner. Ainsi, nous évitons de lutter, de les comprendre et de les dépasser. Mais surtout, se faire du souci, cela signifie oublier qu’il existe dans l’univers une forme de providence (divine si vous êtes croyant) qui n’abandonne jamais ses enfants.
Se préoccuper pour le présent cela signifie que l’on se sent incapable d ‘affronter et de surmonter l’adversité, cela signifie se considérer séparé du genre humain, de la nature, de l’univers. Cela va à l’encontre des principes du Reiki selon lesquels, le pratiquant Reiki se met forcement en harmonie avec l’énergie vitale qui le soutient.
Se préoccuper pour l’avenir, cela signifie l’imaginer hostile à nous, à nos projets, à nos aspirations. Cela signifie créer la première des conditions qui peut justifier un éventuel échec. Cela signifie prendre une attitude de renonciation. Cela fait perdre de vue le caractère sacré de l’existence, la conscience d’être une partie d’un tout unique qui nous unit aux autres êtres vivants et sensibles. Eliminons de notre esprit les schémas de pensées défaitistes et remplaçons-les par des schémas de pensées positifs, de bien-être, d’abondance :

Nous serons ainsi prêts à accepter tout ce que la vie voudra nous donner et à le partager avec les autres.

Aujourd’hui seulement,
je ne me mettrai pas en colère

A moins que nous n’ayons la nécessité de nous défendre par la violence physique, la colère est un sentiment absolument inutile.

Pourquoi nous mettons-nous en colère ?
Pour exprimer notre contrariété à l’égard de quelque chose ?

Ou plutôt nous mettons nous en colère lorsque nous voudrions imposer notre volonté à l’égard de quelque chose ou de quelqu’un qui semble avoir fermement l’intention de poursuivre son chemin sans se préoccuper de nous ?

Se mettre en colère, cela signifie que l’on a un désir de contrôle.

Mais avons-nous véritablement besoin de contrôler les autres ?

Ou, plutôt essayons-nous de le faire parce que nous ne nous sentons pas à la hauteur de la situation ?

A nouveau, le fait d’essayer d’imposer sa volonté ou son contrôle signifie que l’on considère que l’on est séparé du reste de l’univers.

Nous nous mettons en colère quand quelqu’un ne se comporte pas selon nos attentes, quand quelqu’un nous a fait remarquer, qu’après tout, nous ne sommes pas les être parfaits que nous souhaiterions être, lorsque la vie nous donne un certain nombre de leçons qui nous semblent trop violentes.
Or, même si nous ne devons pas nous sentir coupables lorsque nous éprouvons des sentiments de colère, il est indéniable que ceux-ci nous font perdre du temps et de l’énergie. Ces réactions inutiles ont en effet tendance à se répéter et à se renforcer mutuellement.
Ce que nous devons faire c’est « examiner » notre colère, comprendre d’où elle naît, de quelles profondeurs de notre être.

Essayons de déterminer quelle voie elle suit pour exploser dans votre comportement, qu’elles sont les situations qui la déchaînent le plus fréquemment.

Nous devons apprendre à connaître ce que Carlos Castaneda appelle les « Tyrans mesquins » qui conditionnent notre comportement en l’emprisonnant dans des schémas fixes et prévisibles qui nous empêchent de vivre avec plénitude ce que la vie nous impose.


Une fois que vous aurez compris cela, il sera facile de les éliminer avec douceur, en leur opposant des pensées qui en constituent l’exact opposé et en les laissant glisser, pour toujours en dehors de notre vie.

Aujourd’hui seulement,
je travaillerai honnêtement

Qu’est-ce que l’honnêteté ? Et surtout, d’où naît la malhonnêteté ?

Tout travail, quel qu’il soit, si humble soit-il possède sa dignité ; le fait de l’accomplir en en ayant conscience nous met à l’abris de ce genre de tentations, cela nous empêchera d’accomplir des actes que notre conscience nous reprocherait pour toujours. En outre, se comporter d’une manière malhonnête signifierait priver son prochain de ce qui lui revient et donc, une fois de plus, sanctionner notre séparation par rapport au reste du genre humain. Cherchons plutôt à comprendre que l’homme n’est pas toujours nécessairement avide, familicus futura fame (cela signifie mû par une rapacité qui n’est pas justifiée, par les besoins concrets mais également par ce que la peur l’amène à imaginer pour l’avenir) selon les mots de Thomas Hobbes.

La vie n’est pas toujours ce que les sociologues appellent « la course du rat », une sorte de compétition où tout est permis pour convaincre les autres ?

En outre, l’honnêteté ne se manifeste pas toujours à l’égard des autres : elle est aussi importante et peut-être même plus à l’égard de nous même, de nos valeurs et de ce que nous considérons comme juste. A cet égard, le travail ne devrait pas être vécu comme un simple moyen de subsistance, une condamnation à laquelle nous nous résignons en échange de nourriture qui nous permettra de survivre. Nous devrions le considérer dans la mesure du possible, comme un moyen d’expression de notre intériorité, de ce que notre nature nous suggère. Le travail nous permet d’être utile à la collectivité, en faisant ce que nous faisons le mieux.

Ce n’est que de cette manière, en remplaçant la nécessité par la vocation, que nous pourrons comprendre ce qui correspond à notre monde intérieur et nous préparer, jours après jours, à saisir au mieux, les possibilités que nous offre la vie.

Aujourd’hui seulement,
je ferai preuve d’amour et de respect pour tous les êtres humains

Nous sommes tous des enfants de Dieu ou de l’univers, nous faisons tous partie d’un tout dans le cadre duquel toutes les formes de vies sont liées par une relation de dépendance réciproque. Le traditionnel salut Bouddhiste qui honore dans le prochain la possibilité, commune à tous les êtres vivants, de parvenir au Nirvana, exprime d’une manière parfaite cette réalité.

Il y a des siècles, l’écrivain Térence écrivait : « Je suis un homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger». Cette phrase exprime la réalité d’un lien qui unit toute forme de vie.
Pour survivre, l’homme devra prendre conscience du fait que la responsabilité de tous devra remplacer l’égoïsme de chacun. Honorer et respecter les autres êtres vivants, cela signifie honorer et respecter la vie qui est en eux et, par conséquent, nous honorer et nous respecter nous-même, puisque nous sommes soutenus et animés par la même vie.

Nous sommes tous partie prenante de la même Energie Vitale qui nous pénètre et nous unit dans un flux unique dont nous devons essayer de prendre conscience

Ne gâchons pas cette occasion.

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