Mantras et … Voyage Intérieur…


On peu comparer le travail qui conduit
méditation à un voyage en train

On prend place dans le train comme on prend la posture finale sur le tapis de yoga.

Le mantra est répété de façon sonore.


La destination du train est inconnue, cela ne doit avoir aucune importance.

Libre d’intention, on observe par la fenêtre ce que l’on voit, ce que l’on ressent, sans y apporter de jugement, d’évaluation ou de comparaison. L’instant est au « non faire ». Rien à corriger, rien à obtenir.

Puis lorsque la répétition mantrique commence à devenir mécanique, puis involontaire, un paysage défile sous nos yeux sous forme d’images mais nous ne pouvons les nommer, car le japa prend toute la place. Il n’y a plus d’espace pour la verbalisation. C’est le rôle de Japa.


Dans ce voyage nous voyons passer aussi des quais de gares où il ne faut pas s’arrêter. Ce sont les obstacles à la méditation qui apparaissent sous forme de pensées :

  • Obstacles culturels (du type: « Est-ce bien normal de chanter des mantra, oserais-je le faire »).
  • Obstacles de l’évaluation (trop de technique, faire une performance, trop « Sthira », de vouloir « bien faire », « ma voix est trop haute, pas assez forte ».
  • Obstacles des peurs (peur de l’inconnu, peur du jugement de l’autres,…). Obstacles des savoirs: (« cette technique me rappelle cette expérience qui m’a conduit à… »).
  • Obstacle qui consiste à ce référer à la pensée conceptuelle qui à la prétention de tout pouvoir expliquer : (« je suis la méthode: a, b, c,… jusqu’à z )
  • Obstacles de la reconnaissance de l’atteinte d’un résultat, « Ca y est, j’e suis au but « , etc…


Ces concepts sont autant de paysages déjà vus, où le mental s’impose à la méditation et fait triompher la pensée masquant la réalité. Il faut accepter l’idée qu’au delà de la pensée conceptuelle, il existe une autre réalité masquée par notre fâcheuse habitude de vouloir tout expliquer.

Ce que les Hindous appelle le voile de Maya qui est notre champ mental.
 Que de gares à laisser passer, sans y attacher d’importance.

Soyons Sukha,… dans l’acceptation, l’abandon, le lâcher prise et le train poursuivra sa route. Quand ces obstacles surviennent revenons tranquillement au japa dans la confiance et l’intimité accordée au mantra. Japa est comme un refuge, lorsque le mental s’impose à nouveau en maître absolu et dicte sa loi. Le Japa n’est pas le seul moyen de fixer le mental. C’est sans doute le plus courant dans les techniques de concentration mais malgré son efficacité c’est le plus simpliste

La pratique de la voix, conduit à l’élargissement de l’amplitude vocale. Il est étonnant d’observer, chez les européens des voix souvent « haut perchées » dont la vibration ne concerne quasiment que la tête ou la partie supérieure. La participation du corps dans son ensemble, implique un travail de descente de la voix dans le « grave ». Relâchement des muscles du larynx, mobilité des cartilages du cou, étirement progressif des cordes vocales, respiration diaphragmatique, conduisent peu à peu le pratiquant à retrouver le plaisir d’être avec et par sa voix, retrouver un « bien être », une tranquillité, une distance que la pratique du son installe avec une grande facilité.
 Avec un peu de technique, on parvient à vivre un bain vibratoire de fréquences basses qui conduit très rapidement à un changement d’état de conscience.
  

Considérer le mantra comme un compagnon de voyage.

Ecouter la vibration dans son corps, sentir sa dématérialisation dans le son, sans l’évaluer ou la juger. Puis dans la confiance, progressivement abandonner, devenir le son. Et laisser apparaître ce qui est en arrière plan, ce que l’immédiateté révèle dans la vibration sonore et qui s’impose à nous dans sa forme.

Puis, au delà de toute volonté, dans le silence, vient ce moment ou le son lui même, dans sa forme inaudible la plus subtile se résorbe à son tour dans le silence et toute chose avec lui y compris nous même dans la non dualité absolue.

 Il n’est pas nécessaire de chercher cette expérience en dehors du monde, il suffit de s’établir au centre de son être, et laisser vivre en nous même cette universalité transcendante qui pénètre tout et qui change tout.


Le massage Oriental peut également permettre de rencontrer l’état de Souka…  + Infos voir : SOUKA dans Thérapie Manuelle Orientale.


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