Vieillissement et prise de poids

Vieillissement, prise de poids : 

la solution  dont personne n’ose vous parler.


Prononcez le mot « hormones », ou  « thérapie hormonale » et vous êtes sûr de provoquer l’effroi autour  de vous.

Si beaucoup, beaucoup de choses sont permises en médecine  actuellement, il reste par contre des zones de tabou dont on ne comprend pas  toujours l’origine.

Les hormones en sont une.

Une des raisons pour lesquelles le grand public déteste  les hormones est qu’il y a eu le « scandale de l’hormone de  croissance ». Mais en réalité, s’il y a eu des morts, ce ne fut pas à  cause de l’hormone de croissance en tant que telle, mais parce qu’on avait  injecté à de malheureux enfants des hormones contaminées.

En réalité, à partir du moment où vous manquez d’une  hormone, il n’y a aucune raison de ne pas vouloir compenser le manque, en  consommant des aliments naturels qui favorisent la production d’hormones dans  votre organisme, et même en prenant des hormones sous forme de comprimés.

Quand vous stimulez votre propre production d’hormones, ou  que vous prenez des hormones « bio-identiques » à des niveaux qui  vous font revenir à des taux normaux, vous n’avez que du bien à en attendre.

Transformer votre graisse en muscles
Par exemple, vous avez dans le sang une hormone qui se  sert de votre graisse pour fabriquer du muscle.

Cette hormone s’appelle, la GH, pour « Growth  Hormone », ou hormone de croissance.

Or, votre niveau de GH diminue avec l’âge : un homme de 25  ans en synthétise 350 microgrammes par jour ; à 40 ans, il n’en synthétise plus  que 200 microgrammes, soit 40 % de moins (moins encore s’il est obèse).

Lorsque votre niveau de GH baisse, ce n’est plus votre  graisse qui se transforme en muscle, c’est vos muscles qui se transforment  en… hé oui, c’est bien ça, malheureusement : en graisse. Et le phénomène  commence autour de 40 ans.
Le Dr  Jody Clasey, de l’Université de Charlottesville, en Virginie, explique :  « Avec l’âge, le niveau des hormones qui mobilisent la graisse diminue ;  c’est notamment le cas de l’hormone de croissance (GH) ». Amplement  secrétée pendant les deux premières décennies de la vie, c’est elle qui nous  fait grandir, elle aussi qui nous permet, à l’adolescence, d’avaler sous le  regard envieux des adultes pâtisseries, glaces et confiseries sans prendre un gramme. [1]

Mais la GH n’est pas la seule hormone qui s’oppose au  stockage de graisse et préserve la masse musculaire. La testostérone, par  exemple, joue un rôle similaire. Et là aussi, malheureusement, une femme  dispose de deux fois moins de testostérone à 40 ans que quand elle en a 20, et  un homme deux fois moins à 60 ans qu’à 20 ans.

L’équipe du professeur Alex Vermeulen (Université de Gand) confirme : « Le niveau de testostérone est inversement associé au pourcentage de  graisses corporelles et de graisses abdominales ». Elaine Tsai, de  l’Université de Washington, Seattle, est arrivée aux mêmes conclusions en  étudiant le taux de testostérone et de graisses abdominales chez 221 hommes  pendant sept an et demi. [2]

Différents  types d’hormones
Il existe de nombreuses autres hormones, la DHEA  (dehydroépiandrostérone), l’oeligstradiol et la progestérone (secrétés par les  ovaires) ou encore la triiodothyronine, ou T3.

Toutes ces hormones diminuent avec l’âge, ce qui explique  l’apparition des symptômes de vieillissement, dont la difficulté croissante à  fabriquer du muscle, et la facilité croissante à faire de la graisse.

Selon l’avocate Isabelle Robard, qui est spécialisée dans  le domaine de la santé, cette « information capitale est savamment tenue  secrète par tous ceux qui prospèrent sur le juteux marché de la minceur ».[3]

Un petit nombre de médecins, cependant, mènent à leurs  risques et périls des recherches appliquées sur les vertus des complémentations  d’hormones. Et leurs résultats sont extrêmement instructifs.

C’est le cas du Docteur Michael Hartmann, de l’Institut  national du vieillissement à Bethesda, Maryland. En Europe, c’est le Docteur  Thierry Hertoghe qui fait autorité en la matière.

Le premier a constaté que la prise de GH peut  « rapidement réduire la fameuse « bouée » autour de la  ceinture ». Le second préconise un traitement personnalisé portant sur  l’ensemble des hormones lorsque les taux sont trop bas. « En l’espace de  six mois à un an, si l’on associe au traitement un programme d’activités  physiques, on peut « rajeunir » de trois à dix ans. Parallèlement,  les patients récupèrent l’énergie qu’ils avaient quinze, vingt voire quarante  ans plus tôt pour une personne très carencée. Très souvent, les états  dépressifs reculent spontanément. Enfin, de très nombreuses études ont montré qu’un  remplacement hormonal prévient ou ralentit les maladies  cardio-vasculaires. »[4]

Cela  signifie-t-il qu’il faut courir se faire des injections d’hormones ? Surtout  pas !
Actuellement, la plus grande prudence s’impose néanmoins  vis-à-vis des compléments d’hormones.

Une étude britannique sur les femmes ménopausées a conclu  à une nette hausse des risques du cancer du sein causé par une forme  particulière de traitement hormonal substitutif (THS).

Ces conclusions d’étude ne doivent pas être surestimées.  Le THS en question était effectivement un traitement déraisonnable, à partir de  fortes doses d’hormones féminines (surtout de  synthèse), dont il est tout à fait logique d’attendre qu’ils  fassent « flamber » de petits cancers préexistants. D’autre part, des  résultats préliminaires ont conclu au même moment que des doses plus faibles et  complétées par de la DHEA et de la testostérone réduit nettement les risques.

Cependant, l’incertitude est suffisante pour justifier de  s’abstenir, pour le moment.

En revanche, il demeure extrêmement utile d’avoir  conscience du rôle décisif de nos hormones dans le processus de vieillissement  et de perte de poids.

En effet, notre niveau d’hormone n’est pas seulement  influencé par notre âge : sa baisse est fortement accélérée par notre mode de  vie. Des précautions simples peuvent nous permettre, complètement  naturellement, et sans aucun risque d’effets secondaires, de maintenir un  niveau élevé jusqu’à un âge avancé.

  • Bien dormir : les perturbations du sommeil  affectent la synthèse de GH, et peut accélérer l’apparition de kilos en trop, à  partir de la quarantaine. Continuez à lire ma lettre, nous parlons  régulièrement des moyens naturels de conserver – ou retrouver – un bon sommeil  après 35 ans ;
  • Eviter les sports d’endurance : marathon et triathlon sont une catastrophe  pour le niveau de testostérone, surtout au-delà de cinquante ans ; préférez les exercices  physiques courts, intensifs, et répétés ;
  • le sauna est un excellent moyen de faire grimper  le taux de GH de façon naturelle, sans effort, et de façon très agréable ;
  • l’alimentation peut aussi être une alliée, à  condition d’éviter les régimes amaigrissants traditionnels, les régimes  « très basses calories » déprimant la testostérone et l’hormone  thyroïdienne T3. Nous reviendrons sur les régimes alimentaires sérieux et  efficaces, loin de la propagande anti-graisse qui sévit depuis 40 ans dans les  pays occidentaux, et qui est à l’origine de l’explosion de l’obésité, du  diabète, et surtout des maladies cardio-vasculaires.

Enfin, sachez, même si la solution n’est pas toujours  facile à trouver, qu’une attitude de soumission à l’autorité (en particulier si  vous travaillez dans une bureaucratie très hiérarchisée type service public)  est particulièrement néfaste au maintien d’un taux élevé d’hormones dans le  sang.

Pour en savoir plus à ce sujet tout de suite, reportez-vous au livre du  Dr Claude Dalle, «  Le  Guide pratique de la Médecine Anti-Âge ».

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